
La deuxième édition de la semaine nationale de l’économie verte tenue à Ouagadougou du 16, 17 et 18 décembre 2024 a été pour le ministre de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement un réel plaisir et un devoir de présider cette cérémonie d’ouverture. Avant tout propos, il a salué la participation effective de tous à cet évènement combien important pour le renforcement de la synergie d’action des parties prenantes en faveur de l’économie verte.
Pour le ministre, Roger Barro, la deuxième édition de la Semaine Nationale de l’Economie verte qui s’est ouverte le 16 décembre 2024, se veut être la résultante des efforts déployés par l’Etat et ses partenaires pour la tenue régulière de cet évènement eu égard à son importance. Il a voulu à ce propos, adresser ses vives félicitations au Comité National d’Organisation pour avoir relevé ce défi. Selon le ministre, les conséquences négatives des activités humaines sur l’environnement et la société ont abouti à une prise de conscience de plus en plus croissante au niveau mondial au début des années 1980, dans un contexte de crise environnementale croissante, du constat d’un épuisement des ressources naturelles et des inégalités sociales grandissantes. Ainsi, face à ces nombreux défis, l’une des préoccupations majeures des décideurs politiques pour le développement économique est la réalisation d’une croissance économique, inclusive et créatrice d’emplois, pour les populations à la fois des zones rurales et urbaines ». Pour lui, en effet, les secteurs clés qui stimulent les performances économiques et les moyens de subsistance tels que l’agriculture, la foresterie, l’énergie, le tourisme, l’industrie, les mines, le transport, le commerce et les ressources en eau sont très vulnérables aux changements climatiques. Ces secteurs sont à la fois les gros émetteurs de gaz à effet de serre, mais aussi les plus touchés par le changement climatique, faisant d’eux des champs de mise en œuvre des politiques d’adaptation et d’atténuation des effets des changements climatiques. « Nous devons alors mettre l’accent sur les emplois qui aident à protéger les écosystèmes et la biodiversité ; à réduire la consommation d’énergie, de matériaux et d’eau grâce à des stratégies à haut rendement ; à décarboner l’économie ; et à réduire la production de déchets. La problématique de l’économie verte et de la transition juste doit quitter la sphère de l’élite politique ou gouvernementale pour être partagée à l’ensemble des couches sociales de notre pays dans une démarche inclusive », a – t-il soutenu et de poursuivre, « Le thème de cette deuxième édition qui est : « Développement des technologies vertes et mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National au Burkina Faso : quelles contributions des acteurs ? », s’inscrit dans cette dynamique ».

Pour le ministre, Roger Barro la présente édition vise les objectifs suivants :Présenter l’état de mise en œuvre des recommandations de la première édition de la semaine nationale de l’économie verte édition de 2022 ; Sensibiliser les acteurs nationaux sur les enjeux et perspectives de développement de l’économie verte ; promouvoir les modes de consommation et de production durable ; susciter des rencontres B2B et de partage d’expériences en matière d’économie verte ; renforcer les capacités entrepreneuriales des acteurs en matière d’économie verte ; Organiser une foire des produits et technologies verts ».
Il reste convaincu que c’est dans le partage des connaissances et des leçons apprises qu’ils réussiront à inverser les tendances de la dégradation des ressources naturelles en allant véritablement vers une transition verte, inclusive, durable, sobre en carbone et résiliente au climat. « La transition vers une « économie verte » ne peut être bénéfique sans la Recherche-Développement et l’adoption d’innovations technologiques en général. L’innovation et la recherche assurent le développement de nouveaux moyens et modes de production plus respectueux de l’environnement. Elle nécessite la promotion de l’utilisation des innovations technologiques et écologiques pour le verdissement de l’économie, qui réduit progressivement l’impact environnemental des activités », a-t-il affirmé à l’attention des uns et des autres. Selon les propos du ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, les défis restent alors énormes, mais il sait compter sur l’engagement des différents acteurs à poursuivre la coopération à tous les niveaux pour relever les défis. « En cohérence avec les défis ci-dessus cités, l’économie verte est une priorité du gouvernement traduite dans le Plan d’Actions pour la Stabilisation et de Développement (PA-SD) à travers l’un des objectifs stratégiques de son pilier 3 « Inverser la tendance de la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles pour favoriser la résilience climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre », a souligné le ministre Barro.
« Qu’il me soit permis de renouveler mes sincères remerciements à l’ensemble des parrains El Hadj Moussa KOUANDA et sa Majesté Naaba Sanèm et l’ensemble des Partenaires Techniques et Financiers, pour leurs soutiens inestimables qui ont permis la tenue de cette édition.
Mes remerciements vont également à l’endroit des autorités administratives, coutumières et religieuses dont la présence traduit leur engagement en faveur de l’économie verte et rehausse l’éclat de la présente cérémonie », insiste le ministre.
Il a invité chacune et chacun à s’approprier au quotidien le concept « produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons ».
Plus de trois cent exposants et quinze restauratrices de mets locaux à base de Produits Forestiers Non Ligneux attendaient pour qu’ils visitent leurs stands et qu’ils fassent des achats. Il a invité les différents distingués invités à privilégier pendant les 72 heures l’utilisation des emballages réutilisables en tissu, en papier pour contribuer à freiner le péril plastique.
« Je puis d’ores et déjà vous assurer que les recommandations issues de vos échanges seront analysées avec attention.
Sur ce, et tout en vous souhaitant d’enrichissants moments d’échanges et de partage à la saveur des produits forestiers non ligneux, je déclare ouverte, la deuxième édition de la Semaine Nationale de l’Economie Verte », a – t- il dit pour terminer.
David Demaison NEBIE